Marc Joseph Marion du Fresne

Un destin tragique

Fils d’un armateur, corsaire et négociant, Marc Joseph Marion du Fresne est dès son jeune âge attiré par la mer. Il ne peut résister à l’appel de l’aventure. Il s’embarque pour la première fois en 1735, à l’âge de 11 ans, sur un navire de la Compagnie des Indes, où il fait carrière de 1750 à 1769. Très tôt, il caresse le rêve de mener une grande expédition et ambitionne de faire d’importantes découvertes. La chance lui vient en aide quand il demande aux autorités françaises la permission de mener une campagne dans les mers du Sud. Il fait route vers la Nouvelle-Zélande, allant de découverte en découverte. Il mène alors l’exploration des côtes néo-zélandaises. Une visite longue de cinq semaines crée des tensions entre les Français et les Maoris. Le drame arrive alors…

Naissance et débuts de Marc-Joseph Marion du Fresne

Marc-Joseph Marion du Fresne est un navigateur et explorateur français. Il est né à Saint-Malo en 1724. Dès sa jeunesse, il sent la plus irrésistible vocation pour la marine. Il s’embarque pour la première fois en 1735, en tant qu’enseigne sur un navire de la Compagnie des Indes ; c’est dix ans plus tard, le 7 avril 1745, à l’âge de 21 ans, qu’il obtient son brevet de capitaine. Il reçoit le commandement du navire corsaire La Catin, 18 canons, avec  

Marc Joseph Marion du Fresne 1

lequel il part en course entre le 21 avril et le 26 juin 1745. Il capture le Henry, 160 tonneaux, en route des Caraïbes à Bristol. En 1747, il participe, à bord de l’Invincible, à la guerre de Succession d’Autriche. En 1750, il entre comme second capitaine à la Compagnie des Indes. Six ans plus tard, il est nommé capitaine et participe à la guerre de Sept Ans. Fait chevalier de Saint-Louis en 1761, il conduit la même année le bâtiment qui transporte le père Alexandre Pingré à l’île Rodrigues, pour l’observation du passage de Vénus sur le disque du soleil.

Un rêve enfin réalisé

Marc-Joseph Marion du Fresne est un rêveur et a de l’ambition. Très jeune, il espère toujours qu’une occasion viendrait en aide à l’accomplissement de ses projets. Il a longtemps caressé l’espoir de mener une grande expédition. Et l’occasion ne va pas tarder à se présenter enfin. En 1770, il demande aux autorités françaises la permission de rechercher le continent du Sud Terre Australis Incognita. S’il ne réussissait pas à le trouver, il propose alors de mettre le cap vers la Nouvelle-Zélande. Sa proposition est acceptée, et deux bateaux sont préparés pour le voyage : « Le Mascarin », avec du Fresne au commandement et Jules Crozet comme 2ème Capitaine, et « Le Marquis de Castries », sous le commandement de Du Clesmeur.

Une expédition riche en découvertes

Le 18 octobre 1771, Marc Marion du Fresne, animé par l’espoir de faire des découvertes importantes, entame une campagne qui le mène jusqu’à l’océan austral. Il découvre le 13 janvier 1772 par 46° de latitude astrale Terre de l’Espérance. Il découvre également l’île de la Caverne. Les 22 et 24 janvier 1772, il découvre un archipel que Cook appellera quelques années après du nom de Crozet, ainsi que l’île de la Possession, et plus à l’est les îles Froides et l’île Aride. Atteignant la Terre de Van Diemen (aujourd’hui Tasmanie), il mouille dans la baie Frédéric-Henri le 3 mars 1772, avant de gagner la Nouvelle-Zélande, mouillant dans la baie des Îles le 4 mai 1772.

Le destin tragique de Marc-Joseph Marion du Fresne

Marc Joseph Marion du Fresne 2

L’expédition du capitaine Marion jouit d’un accueil particulièrement favorable. Durant trente-trois jours, l’équipage séjourne dans la baie des Îles, lorsque le 12 juin 1772, le commandant Marion descend à terre dans son canot accompagné de douze hommes. Mais le soir venu, Marion ne vient pas. On ne voit d’ailleurs revenir personne du canot. Le lendemain 13 juin, on aperçoit à la mer un homme qui nage en direction des navires au mouillage. On lui envoie aussitôt un bateau pour le secourir et l’amener à bord. Cet homme est un chaloupier, échappé du massacre de tous ses camarades, y compris Marion. Le navigateur et explorateur est tué et mangé par les Maoris.

La rencontre avec les indigènes

Les premiers contacts avec les Maoris sont chaleureux et amicaux. Marc-Joseph Marion du Fresne sympathise avec la population autochtone. Tout se passe très bien entre les visiteurs et les indigènes. L’entente est plus que cordiale entre les étrangers et les locaux. Un chef maori va jusqu’à introniser Marion du Fresne au sein de sa tribu : une grande cérémonie maorie est organisée, au terme de laquelle le navigateur français devient un membre à part entière de la tribu de Takuri ; il se voit alors, reconnaissance suprême, coiffé des quatre plumes blanches de chef.

Les raisons d’un tel massacre

Malgré ces signes avant-coureurs d’un désastre, Marion du Fresne continue à se rendre à terre, ce qu’il fait d’ailleurs le 12 juin avec un groupe de ses hommes. Prévenu avant de parvenir sur le rivage par un indigène que Takuri va le tuer s’il posait le pied à terre, du Fresne balaie la menace et débarque à terre, confiant en son statut de chef maori. Il n’a eu sans doute que le temps de comprendre qu’il est tombé dans une embuscade. Les Maoris sont armés et leurs casse-tête font merveille face à des hommes totalement surpris, qui sont soit enlevés et tués au village, soit massacrés sur place.

Hommage à Marc-Joseph Marion du Fresne

En 1992, le service postale des Terres Australes et Antarctique Française a émis un timbre d’une valeur faciale de 3,70 F illustré d’un portrait de Marion du Fresne et portant la mention « Marion du Fresne 1724 1772. En 2013, France Culture diffuse une enquête en Nouvelle-Zélande de Delphine Morel, descendante d’un marin de l’expédition. Cette émission fait état de la découverte d’un manuscrit d’un historien anglais ayant recueilli les propos de maoris témoins oculaires de l’évènement. Il confirme que le fait que Marion du Fresne a pêché dans des eaux tabou a été la cause du massacre.

Marc Joseph Marion du Fresne 3

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Hôtel Mercure Saint Malo Balmoral

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